fr Fra
Contactez-nous
J'accepte de recevoir la newsletter de Safrantours
Conformément aux dispositions de la loi du n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée , nous vous informons que les données vous concernant sont informatisées et seront traitées de façon confidentielle. Seules les personnes habilitées pourront accéder à vos données à des fins strictement internes. Vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou les supprimer en vous adressant à : reservations@safrantours.com

Quelle que soit votre demande, vous pouvez aussi nous contacter par l'un des biais ci-dessus ou directement aux coordonnées suivantes :

60, Espace les Cascades - F. 26400 Mirabel et Blacons
+33 (0)4 75 25 78 78
+33 (0)4 75 25 78 79
  • vacances-ane-occitanie-safrantours-web.jpg
Rechercher des séjours
Vous êtes...
Durée
Tous

Trois ânières répondent à nos questions sur le voyage avec un âne et le bien-être animal

randonner à pied • 27/01/2026

Le voyage avec un âne attire de plus en plus de familles en quête de vacances différentes, plus proches de la nature. Mais lorsqu’il s’agit de voyager avec un animal, une question revient toujours en filigrane : l’âne est-il bien traité ?

Pour y répondre avec clarté et sincérité, Safrantours a choisi de donner la parole à trois ânières partenaires, engagées depuis de nombreuses années aux côtés des ânes et l’accueil des familles pour quelques jours d’itinérance avec un âne.

Karine dans la Drôme, Martine en Ardèche, et Rachel sur le Larzac partagent ici leur quotidien, leur expérience et leur regard, à travers une interview croisée. Un éclairage émouvant et sincère sur ce qui se joue lors de la rencontre avec cet animal particulièrement sociable, à l’occasion d’un départ de quelques jours en randonnée avec un âne.

Pourquoi choisir le voyage avec un âne pour des vacances en famille ?

Avant même de parler d’itinéraires ou de paysages, les trois ânières évoquent toutes le rythme naturel de l’animal. Celui que l’âne impose, et qui transforme la manière de voyager en invitant à une cadence plus lente.

Karine (Drôme) « Le voyage avec un âne, c’est avant tout une expérience apaisante. L’âne impose un rythme plus lent. Même quand il est dynamique, il invite les familles à ralentir, à observer, à être ensemble. On n’est pas dans la performance, mais dans le partage. »

Martine (Ardèche) « Randonner avec un âne, c’est vivre une vraie histoire avec l’animal. Les enfants s’attachent très vite, ils prennent conscience qu’ils ont une responsabilité. On ne part pas “faire une randonnée”, on partage une expérience du chemin. »

Rachel (Larzac) « L’âne crée un lien immédiat. Il est un véritable compagnon de route. Le voyage en famille avec un âne transforme la relation au temps , et souvent la relation entre les personnes elles-mêmes. »

De l’avis des trois ânières, ces vacances avec un âne laissent une empreinte durable. Bien plus qu’un simple souvenir, elles deviennent une expérience commune, souvent évoquée longtemps après le retour.

Que se passe-t-il concrètement avant le départ en randonnée ?

Un séjour randonnée avec un âne ne s’improvise jamais. Avant même le premier pas, un temps dédié est consacré à la préparation de l’animal et des familles elles-mêmes.

→ Un séjour randonnée avec un âne ne s’improvise jamais, comme le montrent nos voyages en itinérance pensés pour les familles.

Martine « Il y a toujours un temps de préparation. Je demande aux familles de venir la veille afin de choisir l’âne qui leur conviendra le mieux. Je le sélectionne en fonction de l’âge des enfants, de leur expérience de la marche, de leur dynamisme. Ensuite, je prépare l’âne : les sabots sont vérifiés, entretenus, puis je procède à l’arnachement. Les sacoches sont ajustées avec attention, en limitant le poids, pour garantir le confort et le bien-être de l’animal. »

Rachel « Avant chaque randonnée, j’examine soigneusement l’âne et je le remets en mouvement. Je vérifie aussi que les attentes des familles sont justes, pour elles comme pour l’animal. Il faut que l’équilibre soit posé dès le départ pour garantir une expérience réciproque respectueuse. »

Ce temps en amont est essentiel pour instaurer la confiance, poser un cadre clair basé sur le bien-être animal tout au long du séjour.

Comment s’assurer du bien-être de l’âne pendant un séjour ?

Le respect de l’animal est au cœur de chaque randonnée avec un âne.

Karine « Le troupeau est fondamental pour l’âne. C’est le groupe qui lui permet de rester vigilant et serein. Seul, il ne se sent ni en sécurité ni capable de se reposer. En randonnée, l’humain devient son troupeau surtout sur des terrains qui ne lui sont pas familiers. Il faut rester groupés, attentifs, présents. »

Rachel « On veille à l’eau, aux pauses, à la fatigue. Le rythme de l’âne prime toujours. S’il a besoin de s’arrêter, on s’arrête. On ne force jamais. »

Martine « Les relais sont choisis avec soin. À l’arrivée, les ânes disposent d’enclos, d’eau et de foin. Ce temps de repos est essentiel à leur récupération. »

Voyager avec un animal, c’est accepter de composer avec ses besoins, ses limites et son rythme. C’est aussi ce qui donne à l’expérience toute sa profondeur.

villecourt-voyage-ane-massif-central-02.jpg

Quels soins sont prodigués aux ânes au quotidien, hors randonnée ?

Le soin aux ânes ne se limite pas aux périodes de randonnée. Il s’inscrit dans une attention quotidienne, patiente et constante.

Karine « L’erreur la plus fréquente, c’est l’alimentation. L’âne vient d’Afrique, il n’est pas fait pour des terrains riches. Chez moi, ils sont en mouvement, sur des sols pauvres, avec des abris et du foin adapté. Cela leur permet de rester en bonne santé sur le long terme. »

Martine « Il y a la gestion des clôtures, du foin, le suivi sanitaire, le maréchal, les vaccins. Comme pour n’importe quel animal, mais avec beaucoup d’attention. »

Rachel « Je vais voir mes ânes tous les jours. On repère tout de suite si quelque chose ne va pas. Cette vigilance quotidienne est indispensable. »

Les ânes ne sont-ils pas fatigués par les randonnées ?

C’est une question fréquente chez les familles qui n’osent pas toujours la poser.

Rachel « Les ânes avec lesquels je travaille sont habitués à la randonnée. Ils ne partent pas tous les jours, ils ont des temps de repos, et surtout, ils ne travaillent que tant qu’ils en ont l’envie et la capacité. »

Martine « Un âne fatigué, ça se voit. Dans ce cas-là, il ne part pas. C’est aussi simple que ça. On adapte toujours la fréquence des départs selon l’âge de l’âne et le terrain. »

Karine « Un âne peut accompagner des randonneurs jusqu’à 25 ans, parfois plus, à condition qu’il soit respecté dans ses besoins naturels. Ce sont des animaux sobres, robustes, qui vieillissent bien quand on ne les force pas. »

Un voyage en âne en France bien encadré repose sur le respect de l’animal, son envie et sa condition physique. La randonnée n’est jamais une contrainte imposée, mais une activité choisie, encadrée et limitée.

Que faire si un âne s’arrête ou ne veut pas avancer ?

C’est sans doute la situation que redoute le plus les parents, notamment lors d’une première randonnée avec un âne.

Rachel « Ça arrive, et c’est normal. L’âne peut avoir peur d’un obstacle, être fatigué, ou simplement avoir besoin de comprendre. Il faut lui laisser du temps et le rassurer. Nos ânes sont habitués à la randonnée et, dans la grande majorité des cas, ils sont ravis de partir marcher. »

Karine « Forcer un âne est la pire chose à faire. Il s’intériorise, il se ferme. Si on observe et on rassure, la situation se débloque presque toujours. »

Martine « Voyager avec un âne, c’est accepter une responsabilité, comme un enfant de plus à accompagner. Il faut être attentif, conscient que l’on partage le chemin avec un animal intelligent et sensible. »

Souvent redoutée, cette expérience devient une véritable leçon à ciel ouvert, pour les enfants en particulier. Apprendre à attendre, à observer, à écouter un être vivant plutôt que de s’impatienter. Ce n’est plus un problème, mais un d’apprentissage du respect et de l’attention à l’autre.

vacances-ane-Vercors-Safrantours-11jpg.jpg

Quels sont les bénéfices pour les familles de voyager avec un âne ?

Nos ânières sont unanimes, voyager avec un âne a quelque chose de spécial et de profondément touchant. Ce n’est ni spectaculaire ni intense. Il s’agit plutôt d’une expérience de reconnexion, de lien profond à sa famille, l’animal et la nature. 

La lenteur qui caractérise cet animal social et attachant se diffuse peu à peu. Elle favorise une attention plus profonde à ce qui est là, à ce qui les entoure, pas après pas, en se reliant les uns aux autres.

Rachel observe ce moment de bascule depuis des années : « Les familles reviennent apaisées. Il y a beaucoup d’émotion au moment de se séparer de l’âne. Ce n’est pas seulement la fin d’une randonnée, c’est la fin d’une relation qui s’est tissée jour après jour. Il apporte une vraie sérénité. Et ce rythme-là, sans lui, n’existerait pas. »

Martine « L’âne a une incroyable capacité à créer du lien. Il très sociable. Il devient très vite un partenaire. Les enfants s’y attachent très vite, ils apprennent à en prendre soin, à être attentifs. Les parents découvrent une autre manière de partager le chemin, sans pression, sans objectif à atteindre. »

Chez Karine, cette dimension apaisante est presque tangible : « Même quand ils sont dynamiques, les ânes ont un tempérament lent. Ils calment. J’ai vu des familles arriver très tendues et repartir transformées. Certaines personnes partent plusieurs semaines, d’autres font de grandes randonnées. À chaque fois, il se crée quelque chose de profond. »

Ce que transmet l’âne, ce n’est pas seulement une expérience de randonnée avec un animal. C’est une autre façon d’être ensemble en vacances. Plus attentive, plus respectueuse, plus simple, à son rythme, sans aucun objectif, seulement de la présence. 

Le voyage avec un âne dépasse alors largement le cadre des vacances. Il offre à vivre et à s’initier à une relation homme-animal respectueuse au travers des valeurs de coopération et d’écoute. Il devient un souvenir commun qui continue de résonner bien après le retour.


Voyager avec un âne, c’est accepter de cheminer autrement. Avec un être vivant, à son rythme, grâce aux ânières et âniers engagés qui veillent autant sur l’animal que sur la qualité de l’expérience vécue par les familles. Un séjour en âne devient alors une expérience précieuse et profonde pour les enfants comme pour les parents.

→ Rencontrez Rachel, Martine ou Karine et leurs compagnons lors de votre prochain voyage avec un âne et en famille